Aéroportés & Zones de Saut

Quatre lieux où l'invasion a commencé, plusieurs heures avant que personne ne touche le sable.

Pegasus Bridge est le premier et le plus complet. Six planeurs se sont posés au bord du canal de Caen dans la nuit du 6 juin et ont enlevé le pont en dix minutes, ce qui explique que le flanc est ait tenu. Le pont d'origine se trouve aujourd'hui dans l'enceinte du musée voisin, le café au bout du pont se présente comme la première maison libérée de France, et l'ensemble se visite bien en une heure ou deux. Si vous ne voyez qu'un site aéroporté, voyez celui-là.

Les trois autres sont dans le Cotentin, en arrière d'Utah, et ils sont plus silencieux à tous égards. La chaussée de La Fière traverse des marais inondés que la 82e division aéroportée devait tenir puis franchir, et les combats y ont duré trois jours. Il suffit de se placer au pont et de regarder vers l'autre rive: la chaussée est étroite, exposée, sans le moindre abri.

Le Manoir de Brécourt est un champ. Il n'y a ni accueil ni parcours, mais l'assaut mené ici contre une batterie allemande au matin du 6 juin reste l'une des actions de petite unité les plus étudiées de la guerre. C'est une propriété privée: on la regarde depuis la route.

Chef-du-Pont est l'autre chaussée, moins visitée que La Fière et liée au même problème: les zones de saut se trouvaient derrière des terres inondées, et chaque route vers l'intérieur passait par un pont qu'il fallait prendre.

Les quatre sont en plein air et libres d'accès, hormis le musée de Pegasus Bridge. Ensemble, ils font une demi-journée, et ils prennent tout leur sens parcourus dans l'ordre des combats.

Utah Beach (3) · Sword Beach (1)

Où les trouver, par secteur

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